Au-delà du dernier kilomètre : en route vers le zéro émission

Étude de cas

Au-delà du dernier kilomètre : en route vers le zéro émission

Trois liaisons de transport électrique montrent que la décarbonation de la logistique n’est plus un engagement futur chez Hager, elle est déjà en route.

En chiffres

Janvier 2026

Mise en service de la première liaison de transport vers un client : Hammersbach → Fega & Schmitt

3 liaisons

Obernai, Vendenheim, Blieskastel et Hammersbach reliés par un transport de marchandises électrique

40 %

d’économies par rapport au diesel

80 %

de réduction des émissions par liaison

4 à 6 ans1

de retour sur investissement

> 10 ans2

d’avantages sur l’ensemble du cycle de vie

Quelque part sur l’autoroute reliant Hammersbach et Fega & Schmitt à Heilsbronn, deux localités situées en Allemagne, un changement est en cours. Avant de prendre la route, un coordinateur logistique vérifie une dernière fois le chargement – produits Hager solidement arrimés, manifeste de chargement confirmé. Le camion démarre presque sans bruit. Pas de gaz d’échappement, pas de diesel. Juste le léger bourdonnement d’un moteur électrique et une livraison dont l’empreinte carbone est nettement réduite. C’est l’engagement « Blue Planet » et le projet 2030 de Hager qui se concrétisent.

La pression qui accélère la transition

Dans le cadre de la CSRD, l’empreinte carbone d’une livraison n’est plus considérée comme interne. Les émissions de scope 3, qui incluent le mode de transport des produits jusqu’aux clients, apparaissent désormais dans les rapports de développement durable, influencent les décisions d’approvisionnement et déterminent quels fournisseurs sont retenus. Pour les industriels comme Hager, le transport de produits finis représente une part significative de ces émissions en aval.

L’électrification des poids lourds offrait une réponse structurelle. Cependant, les solutions de recharge fiables et à haute capacité pour le fret longue distance étaient pratiquement inexistantes. Pour la plupart des exploitants, ce manque rendait le fret électrique commercialement non viable. Ce n’était pas une question de volonté, mais d’infrastructure.

Les liaisons électrifiées réduisent notre exposition aux fluctuations du prix du diesel et aux futurs coûts liés au carbone. Il ne s’agit pas d’une économie ponctuelle, mais d’une stabilité durable des coûts.

Camille Loisy

Program Manager Blue Planet Commitment, Supply Chain & Logistics

La décision d’investir dans l’infrastructure

La réponse de Hager a consisté à lever directement cet obstacle. Des bornes de recharge haute puissance dédiées, installées sur les plateformes de Vendenheim et de Hammersbach, desservent désormais les liaisons reliant Obernai et Vendenheim en France à Blieskastel et Hammersbach en Allemagne. Elles apportent la fiabilité indispensable au fret électrique et offrent aux partenaires logistiques une solution pérenne, sans dépendre d’un réseau public encore insuffisamment développé.

« L’investissement dans l’infrastructure de recharge à Vendenheim a été la décision qui a rendu tout le reste possible », explique Camille Loisy, Program Manager Blue Planet Commitment, Supply Chain & Logistics. « Sans cette garantie de recharge, il est impossible de s’engager dans le fret électrique sur des liaisons stratégiquement importantes. Une fois cette sécurité assurée, il devient possible de construire sur des bases solides et d’étendre progressivement le réseau. »

Les liaisons internes ont été déployées en premier, afin de valider le modèle avant l’ouverture du réseau aux clients : une démarche progressive qui rend son déploiement à grande échelle crédible.

Un chauffeur au sein du réseau logistique électrifié de Hager, où le transport à faible empreinte carbone est soutenu par l’infrastructure et la planification opérationnelle nécessaires pour garantir la pérennité des nouvelles liaisons.

Créer de la valeur jusque chez le client

En janvier 2026, la première liaison de transport vers un client a été mise en service. Mais la liaison entre Hammersbach et Fega & Schmitt n’est pas née uniquement des ambitions de Hager. Elle est le fruit d’une réflexion commune. Confronté aux mêmes enjeux de décarbonation, Fega & Schmitt souhaitait lui aussi réduire l’empreinte carbone de sa chaîne d’approvisionnement. Cette ambition commune a transformé une simple décision logistique en quelque chose de bien plus grand : la logistique électrifiée est passée d’une initiative interne à un avantage concret pour le client.

« Cela change profondément nos échanges avec nos clients autour de leurs propres émissions », explique Camille Loisy. « L’empreinte carbone de notre logistique fait désormais pleinement partie de la valeur que nous leur apportons. »

L’électrification d’une liaison de transport réduit directement les émissions de scope 3 dans le bilan du client – un élément tangible, mesurable et déterminant dans les politiques d’achats intégrant les critères ESG. Les fournisseurs qui proposent des livraisons à faibles émissions démontrent leur engagement en faveur de la neutralité carbone, renforcent leur position dans les appels d’offres et deviennent de véritable partenaires de la transition de leurs clients, au-delà de leur simple rôle de prestataires logistiques.

Des contrôles avant le départ jusqu’à la recharge rapide sur site, l’infrastructure de recharge haute puissance de Hager rend la logistique électrifiée possible au quotidien.

Étude de cas

Mais cette logique ne s’arrête pas aux émissions. Les crises actuelles mettent en évidence des risques urgents liés à la volatilité du prix du diesel et à l’extension des mécanismes de tarification du carbone. « Les liaisons électrifiées réduisent notre exposition aux fluctuations du prix du diesel et aux futurs coûts liés au carbone. Il ne s’agit pas d’une économie ponctuelle, mais d’une stabilité durable des coûts », explique Camille Loisy, ajoutant « car l’infrastructure que nous avons construite est déjà en place. »

Cette infrastructure constitue en soi un atout stratégique, car elle permet une électrification évolutive de la flotte et gagne en valeur à chaque nouvelle liaison ajoutée. Les chiffres le confirment : 40 %3 d’économies par rapport au diesel, 80 %4 d’émissions en moins, un retour sur investissement en quatre à six ans, un avantage durable sur toute la durée de vie, supérieur à dix ans.

Synthèse

Le défi : dans le cadre de la CSRD, les émissions de scope 3 influencent les décisions d’achat, déterminent les listes de fournisseurs préselectionnés et exposent les opérations logistiques à la volatilité des prix du diesel et au risque lié à la tarification carbone.

L’approche : l’installation de bornes de recharge haute puissance sur les plateformes de Vendenheim et Hammersbach a permis l’électrification du transport de marchandises sur trois liaisons. Les liaisons internes ont d’abord permis de valider le modèle, avant le déploiement des premières livraisons clients en janvier 2026.

L’impact : 80 % d’émissions en moins, 40 % d’économies par rapport au diesel, un retour sur investissement en quatre à six ans et un modèle logistique qui réduit les émissions de scope 3 des clients tout en renforçant la position de Hager dans les appels d’offres intégrant des critères ESG.

De l’exception au nouveau standard

Aujourd’hui, trois liaisons sont électrifiées. « Chaque liaison que nous ajoutons permet de mieux exploiter l’infrastructure que nous avons mise en place et renforce encore davantage la rentabilité du projet », explique Camille Loisy. « Nous opérons déjà à grande échelle et continuons à nous développer. »

Il ne s’agit plus d’un simple programme pilote, mais d’un modèle logistique dans lequel le transport de marchandises décarboné devient la norme opérationnelle, un standard commercial.

De retour sur l’autoroute, le camion arrive à destination. La livraison est réceptionnée et validée. Et quelque part dans le système d’approvisionnement de Fega & Schmitt, un chiffre de scope 3 évolue dans la bonne direction. Cette arrivée silencieuse, en fin de compte, a un poids considérable.

Vous souhaitez en savoir plus ?

De plus amples informations sont disponibles dans la section Environnement du rapport de développement durable 2025/26 de Hager.

Estimations basées sur des coûts énergétiques et de maintenance inférieurs à ceux du diesel, et étayées par un taux d’utilisation élevé de l’infrastructure de recharge.

Estimation fondée sur un avantage de coût durable par rapport à l’exploitation au diesel, soutenue par des coûts d’exploitation plus faibles et une exposition réduite à la volatilité des prix du carburant et à la tarification du carbone.

Comparaison entre les prix du diesel et ceux de l’électricité.

Sur la base du calcul de l’empreinte carbone, comparaison entre le diesel et l’électricité.

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