Des filets de pêche aux disjoncteurs modulaires

Étude de cas

Des filets de pêche aux disjoncteurs modulaires

En repensant la composition de ses produits, Hager fait de l’approvisionnement en matières premières un levier de décarbonation, d’avantage concurrentiel et de résilience.

En chiffres

32 %

de l’empreinte carbone de Hager attribuée aux biens achetés (2025)

23 %

d’émissions de CO₂ par tonne de PVC à faible empreinte carbone (valeur agrégée, 2025)

~70 t/an

de réduction de CO₂ prévue d’ici 2030 (plastique recyclé)

Negative

des émissions grâce aux emballages en carton recyclé

2024

début de la transition vers un approvisionnement en PVC issu d’énergies renouvelables

Dans une usine de recyclage en Europe, d’anciens filets de pêche et des moquettes usagées sont transformés pour retrouver leurs matériaux d’origine. Développés par LATI Industria Termoplastici S.p.A., les composés plastiques haute performance sont fabriqués à partir de polymères issus du recyclage chimique par dépolymérisation. Indiscernables des matériaux vierges, ils prennent une nouvelle vie chez Hager sous une forme radicalement différente : celle de composants plastiques haute performance intégrés au MCB Commercial Platform, une gamme de disjoncteurs destinée aux bâtiments tertiaires. À la clé : une réduction de 32 % des émissions de CO₂ par tonne par rapport au plastique vierge1.

Le parcours qui mène des déchets au disjoncteur illustre une évolution plus profonde de l’approche de Hager en matière de matériaux. En 2025, les biens achetés représentaient 32 % de l’empreinte carbone de Hager, faisant du choix des matériaux l’un des leviers les plus déterminants pour réduire les émissions sur l’ensemble de la chaîne de valeur. « En collaboration avec nos partenaires, nous identifions et validons des matériaux à faible empreinte carbone qui répondent aux exigences de performance, tout en étant plus respectueux de la planète », explique Laeticia Dietrich, Sourcing Sustainability Specialist.

Trois leviers, un seul indicateur

La réponse de Hager, qui s’inscrit dans le cadre de son engagement « Blue Planet », repose sur une méthodologie en trois volets. Chaque option est évaluée en fonction de son bénéfice environnemental et de sa pertinence économique. La priorité est donnée aux solutions les plus efficaces :

Réduire

Réduire la consommation avant de changer ses modes d’approvisionnement. Grâce à l’éco-conception et à l’optimisation des dimensions, Hager minimise le volume de matériaux dès la phase de conception. L’optimisation des emballages grâce à l’utilisation de carton recyclé permet déjà de réduire considérablement les émissions de CO₂ tout en générant des économies – une démarche de décarbonation qui crée également de la valeur.

Remplacer

Opter pour des alternatives à faible empreinte carbone. Hager a réorienté son approvisionnement en PVC vers des fournisseurs produisant à partir d’énergies renouvelables, ce qui a permis de réduire les émissions de CO₂ d’environ 23 % par tonne au total2. En 2025, 75 % du PVC utilisé par Hager provenait d’une production alimentée par des énergies renouvelables, avec l’ambition d’aller encore plus loin.

Recycler

Concevoir dès le début dans une optique de circularité. La collaboration avec LATI Industria Termoplastici S.p.A. en est une illustration concrète : les déchets en fin de vie sont transformés en plastiques techniques répondant aux spécifications du plastique vierge, ce qui permet de boucler la boucle sans compromettre la durabilité. Par ailleurs, en collaboration avec son fournisseur EME, Hager a développé un thermostat intégrant 13,7 % de plastique recyclé post-consommation par rapport à la masse totale du produit, et dont l’emballage est entièrement dépourvu de plastique.

La stratégie matériaux de Hager se concrétise par l’intégration de matériaux recyclés et à faible empreinte carbone dans des produits conçus pour les usages courants dans les bâtiments.

En collaboration avec nos partenaires, nous identifions et validons des matériaux à faible empreinte carbone qui répondent aux exigences de performance, tout en étant plus respectueux de la planète.

Laeticia Dietrich

Sourcing Sustainability Specialist

Synthèse

Le défi : les marchandises achetées représentent 32 % de l’empreinte carbone de Hager, avec une exposition croissante à la tarification carbone et aux exigences de durabilité dans les processus d’achat.

L’approche : une méthodologie « Réduire – Remplacer – Recycler » qui hiérarchise les solutions en fonction de leur bénéfice environnemental et de leur pertinence économique.

L’impact : une réduction de 32 % des émissions de CO₂ par tonne pour les plastiques recyclés (LATI Industria Termoplastici S.p.A.). Environ 23 % au total chez l’ensemble des fournisseurs de PVC. Décarbonation des emballages qui réduit les coûts.

L’intérêt économique de meilleurs matériaux

Les résultats sont significatifs pour les trois voies. Les alternatives à faible empreinte carbone permettent de reduire les émissions de scope 3, renforcent la résilience de l’approvisionnement en diversifiant les sources au-delà des matières premières d’origine fossile, et de consolider la position de Hager dans les appels d’offres intégrant des critères environnementaux. Elles contribuent également à réduire le carbone incorporé dans les produits achetés par les clients, les aidant ainsi à respecter leurs propres engagements climatiques.

« Le recyclage chimique permet d’obtenir des propriétés comparables à celles d’une matière vierge, ce qui facilite la validation d’un point de vue technique, en particulier pour les applications complexes », explique Laeticia Dietrich. « Et chaque kilogramme de matériau recyclé ou à faible empreinte carbone que nous intégrons rend nos produits plus compétitifs sur un marché qui accorde de plus en plus d’importance aux critères de durabilité. »

Dans la pratique, les matériaux à faible empreinte carbone sont souvent plus coûteux, parfois légèrement, parfois de manière significative. Mais lorsque le potentiel de réduction des émissions de CO₂ est important, Hager fait le choix d’aller plus loin. Pour éclairer ces décisions, l’entreprise développe un cadre d’analyse du coût de réduction des émissions, permettant de comparer les investissements nécessaires aux tonnes de CO₂ évitées pour chaque catégorie de matériaux.

Vous souhaitez en savoir plus ?

De plus amples informations sont disponibles dans la section Gouvernance du rapport de développement durable 2025/26 de Hager.

Économies réalisées dans le processus de production du plastique vierge et recyclé.

Estimation basée sur la comparaison entre la production à base de combustibles fossiles et celle alimentée par des énergies renouvelables.

PULSE: The Hager Sustainability Impact Review 2025/26 – undefinedLettre du Président du Conseil de Surveillance – undefinedLettre de la Chief Executive Officer – undefinedIntroduction – undefinedNotre promesse de marque – undefinedLe retour au bleu – undefinedExcellence opérationnelle – undefinedIntroduction – undefinedUne nouvelle étape vers la circularité – undefinedLa performance portée localement – undefinedDe la recharge à la participation – undefinedHager en bref – undefinedIntroduction – undefinedAccompagner le changement, créer une dynamique – undefinedL’avenir n’attendra pas – undefinedIntroduction – undefinedLe toit qui s’autofinance – undefinedAu-delà du dernier kilomètre : en route vers le zéro émission – undefinedQuand les bâtiments deviennent intelligents – undefinedL’équation des talents – undefinedDévelopper les compétences, développer l’entreprise – undefinedDes filets de pêche aux disjoncteurs modulaires – undefinedNos axes prioritaires en matière de développement durable – undefinedLe développement durable en chiffres – undefinedContact / Mentions légales – undefined